des Finances de la France. 233
livrer à de nouvelles cultures ; c’eft alors en-core, que le négociant & le manufacturierfe contentent d’un moindre bénéfice, & lut-tent avec plus de fuccès contre Pinduftrieétrangère. ■
Les prêteurs, confidérés en général, nefont que des propriétaires inadifs; les em-prunteurs , au contraire, ont un but, unmouvement, dont la fociété profite de quel-que maniéré; ainfi le Gouvernement doit dé-firer, que dans les conteftations fur le prixde l’intérêt , l’avantage leur appartienne :mais comme les rapports qui déterminentce prix, font plus puilfants que l’autoritémême , les Souverains ne peuvent jamaisefpérer de le gouverner par des loix impé-rieufes. Cependant, il ne faut pas, en fe jet-tant dans une autre extrême, oublier le vœupolitique du Gouvernement, & abandonnerabfolument lé cours de l’intérêt, au réfultatvacillant de toutes les combinaifons parti-culières. Ainfi, c’eft: une précautiontrès-fage,que d’adopter un intérêt légal pour tous les