De l’Administration
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être toléré, & paffé une certaine heureilne devoit y avoir ni feu , ni lumière, nicommunication, entre les prifonniers & leursconnoilfances.
Telles font, à-peu-près, les conditionsprincipales du réglement, qui m’avoit parupropre à établir dans l’intérieur d’une gran-de prifon , un ordre durable, il eft fuividans plufieurs points effentiels ; mais jeregrette qu’on n’ait pas adopté une difpo-fition elfentielle ; c’eft l’attribution de l’ad-miniftration économique à des fœurs de lacharité. Peu importe, dira-1- on, puifquetout ce qu’elles dévoient faire , s’exécute.La femme du concierge a foin du linge ; unhomme du dehors, fournit aux prifonniersla nourriture fixée ; il y a un apothicaireétabli dans la prifon ; & une infirmière , ai-dée par quelques domeftiques, a foin desmalades : le loyer des chambres eft dépoféentre les mains du concierge , qui eft chargéde toutes les recettes & de toutes les dépen-fes, mais qui en tient un compte exact, Ss