des Finances de ia France, aoj
une vafte prifon où l’air circuloit librement,où des corps de logis & des préaux diftinfts,Fervoient à féparer & les hommes & lesfemmes, & les divers genres de prifonniers.
J’avois confédéré qu’il étoit encore im-portant , non - feulement de faire ceiïër lesdifférentes fortes d’abus qui s’étoient accu-mulés dans l’intérieur de ces maifons, maisd’en prévenir encore la reproduction , effettrop ordinaire du teins & du relâchementqui vient à fa faite.
Les défordres qu’on avoit remarqués, te-noient à différentes caufes ; & c’eft ici où ilfaut néceffairement que j’entre dans quel-ques details : le concierge & le greffiern’ayant point d’appointements fixes, leursémoluments étoicnt coinpofés de droits, lesuns tolérés, les autres abufifs, & qu’ils exi-geoient des prifonniers, foit à l’entrée & àla fortie de la prifon, foit pour le loyer deschambres, foit pour diverfes fournitures ; &cependant, jufques à ce que les prifonniersenflent acquittés ces dettes, leur captivité