•Î3zs Finances de la France: ïgÿ
été épargné ; rien de ce qui pouvoit êtreinutile, n’a été dépenfé : cette derniere at-tention eft auffi charitable que la première,puifque c’eft à ce prix, qu’avec un fondsdéterminé ( & tout a fa limite dans l’emploides deniers publics ) , on peut venir au fe-cours d’un plus grand nombre d’infortunés.Le nombre de lits que je viens d’indiquer,fuffit aujourd’hui , pour recevoir chaqueannée 18oo malades; & comme on n’ad-met perfonne par des motifs de faveur , oupar l’influence d’une recommandation , &que le feul titre d’introduction, eft un certi-ficat de pauvreté abfolue , ligné par le curéde la paroiffe , ou par un eccléliaftique prin-cipal ; l’expérience a démontré , que l’hof-pice , fournis à ces régies, répondoit auxbefoins de deux paroifies, qui compofentenviron la feptieme partie de Paris. Cepen-dant , au moyen de l’ordre exad qui regnçdans les dépenfes, chaque journée de ma-lades eft revenue, en 1775, première année,à 16 fols 10 deniers» .