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CHAPITRE XIII.
Réflexions fur les folticitations des Grands.
JL*E moment, peut-être, où un miniftredes finances, a le plus de befoin de raffem-bler fes forces ; c’elt lorlqu’il doit réiifter,avec convenance, aux follicitations des per-fonnes qui tiennent le premier rang dansl’Etat, ou par leur naiiTance , ou par leursemplois. Elles apperçoivent rapidement, quelelt le caraclere du chef dès finances ; ellesvoient bien vite s’il veut mettre fa force dansfa conduite, ou s’d cherche à s’étayer du cré-dit & de la faveur ; elles ne tardent pas àdiltinguer, li c’eil aux principes, ou aux per-fonnes, qu’il a delfein de céder ; & félon qu’ilfe montre empreffé , ou circonfpeét, com-plaifant ou févere ; félon qu’il elt vain dansfes maniérés, ou noble dans fes fentiments;enfin , félon qu’il eft debout ou profterné ,devant les airs de grandeur : les courtifanss’approchent de lui, l’aiment & le méprifent;