ï>es Finances de la Franck. îof
s’étendre & frapper les regards. Le Gouver-nement ne fduroit intervenir habituellement;au milieu de cette immenfe circulation jfans rifquer de produire de plus grands mauxque ceux auxquels il voudroit remédier ;mais , au moins , il doit s’abftenir d’aug-menter lui-même ces difproportions, parune adminiftration inconfîdérée : or, rienn’eft plus contraire à l’égalité des parts ,qu’un prélèvement d’argent fait fur la gé-néralité d’un Royaume , au profit d’unpetit nombre de perfonnes déjà favoriféespar leur fituation. Cependant, c’eft préci-férnent ce qu’exécute un mauvais Gouver-nement , lorfqu’une partie des impôts eftconfumée , ou par des dons exceffifs , oupar des émoluments confidérables attachésà des places inutiles , ou par la trop grandefortune qu’on lailfe faire aux gens de finance.On peut encore obferver , à cette occaiion,que c’eft du luxe , introduit parles largeftes,ou par la nonchalance de l’adminiftration sque le public eft fur-tout bleffé ; il fupporte