des Finances de la France, ’io j
fes, le luxe a dû s’étendre par-tout avec kfucceffion des années ; & lorfque l’hiftoirepréfente quelques exceptions à cette vérité,il eft rare que des circonftances fingulieresn’en aient été 1a caufe : c’eft ainfi que lesprogrès du luxe ont pu êcre retardés, tan-tôt par ces loix républicaines qui ordon-noient un nouveau partage des terres, tan-tôt par ces vexations tyranniques, qui obli-geoient à cacher fa fortune , ou à en diffî-rnuler i’ufage ; mais le luxe fur-tout, a étéreculé , & par ces deftruélions qui ont ac-compagné les invafions des nations barbares,& par ces défaftres de la nature, qui ontreporté quelquefois les habitants d’un pays,au même point où ils étaient à une époquefort éloignée.
Cependant, fi le luxe a une marche iné-vitable que la fcience de l’adminiftration nefauroit arrêter, il a auffi des excès que lesloix, la fagelfe du Gouvernement, les mœurs& l’opinion publique , peuvent au moinstempérer.
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