des Finances de la France. 9 "3
propriétés, ne fut pas devenue plus confi-dérable. Les erreurs de l’adminiftration }ont contribué, fans doute, à l’accroiiïementde l’inégalité des partages ; mais il faut enchercher la première caufe , ainfi que la pluspniffante, dans la nature même des chofes.
Je vois une des clalfes de la fociétédont la fortune doit toujours être à-peu-près la même ; j’en apperçois une autredont la richelfe augmente nécelfairemeilt :ainfi , le luxe, qui naît d’un rapport & d’unecomparaifon s a dû fuivre le cours de cesdifproportions, & devenir plus apparent avecla fucceflion des années.
La clafle de la fociété , dont le fort fetrouve comme fixé par l’effet des loix fo«ciales, eft compofée de tous ceux qui, vi-vant du travail de leurs mains , reçoiventimpérieufement la loi des propriétaires, &font forcés de fe contenter d’un falaireproportionné aux Amples néceffités de lavie : leur concurrence & l’urgence de leursbefoins, conftituent leur état de dépendance 3