yo De l’Administration
rante millions, ne repréfentera plus qu’un& demi pour cent, de la maffe généraleexiftante alors ; & cette même proportion,ne fera plus que d’un pour cent danscinquante ans, fi le numéraire fe trouve, àcette époque , deux fois plus confidérablequ’aujourd’hui : enfin , plus la fomme géné-rale des efpeces nationales augmentera , &moins l’accroiffement annuel fera fenfible.Cette obfervation doit, je crois, fixer l’at-tention de ceux qui s’arrêteroient à préfagerles effets avenirs, de la progreffion annuelledu numéraire.
Je ne fais, fi en arrêtant fon attention furl’accroiffement du numéraire de la France,pendant le cours de la précédente paix , onaura , comme je l’ai éprouvé, la curiofîtéde découvrir le rapport qui a pu exifter,entre cet accroilfement & l’augmentationdu numéraire dans le relie de l’Europe ;mais cette recherche ayant quelque impor-tance , je vais hafarder d’indiquer , à cetégard, le cours de mes idées,