des Finances de la France.
monnoie nationale ; ce qu’ils ne peuventexécuter , qu’en fe foumettant à la perteoccafionnée , & par les frais de fabrication& par le bénéfice appartenant au Souverain.Que fi , au contraire , on envoie en Francedes écus & des louis achetés hors du Royau-me, en raifon fimplement de leur poids &de leur titre ; on profite alors de la valeurparticulière , que la loi du Prince accordeaux efpeces revêtues de fon empreinte; ilarrive feulement , que cette circonftanceétant connue des vendeurs de monnoiesFrançoifes dans l’étranger , ceux-ci veulenten tirer quelque parti, & ils tâchent d’enfou tenir le prix , un peu au-delfus de leur'valeur intrinféque.
Enfin, l’expérience vient ici à l’appui duraifonnement : car dès les premières annéesqui ont fuivi les guerres d’Allemagne &d’Italie, on a vu conftamment les efpecesde France , rentrer avec abondance dans leRoyaume.
Cependant, on a pu fondre une partie
Tome III. E