xj k l’Administration
tion , multiplient inutilement les devoirs& les afferviffèments ; il ne faut pas, nonplus , affoiblir le refpeét dû aux volontésdu Prince, en défendant ce qu’on ne peutempêcher : & l’on ne doit pas expofer lescitoyens à des inquifitions continuelles, enattachant des peines graves à des délits qu’onne peut jamais reconnoître, & qu’on peuttoujours foupçonner.
C’eft ainil, cependant, qu’en étudiant deprès les différents fujets de l’économie po-litique, on apperçoit que, dans les parties,même les plus inconnues & les plus délaif-fées, il exifte une liaifon intime entre lesprincipes qui doivent fervir de réglé à l’ad-miniftration, & les idées d’une faine morale;& c’eft ce qui aggrandit ces queftions : c’eftce qui les rend, par-deffus tout, intéreffantesaux yeux de ceux qui aiment les hommes, &qui fe plaifent à rencontrer par-tout, les tra-ces de cet ordre & de cet enchaînement, dontl’intelligence profonde, fait du Gouverne-ment , une ft belle & fi noble fcience.