quarante-cinq aux hôtels des monnoies ,au lieu de quarante; & d’après cette mar*-che inévitable , ü l’on faifoit le compte del’accroiffement du numéraire, on trouveraitque cinq millions d’anciennes efpeces au-raient été fondues, & que la fabricationdes, nouvelles aurait été portée à quarante-cinq ; il s’enfuivroit donc, que dans cettefécondé hypothèfe, comme dans la précé-dente , l’accroilfement du numéraire feroittoujours de quarante millions.
Ainfi, quoiqu’on ait peine à fe perfuader,en voyant des louis & des écus difparoîtredans un creufet, que la fournie du numé-raire n’éprouve aucune diminution ; néan-moins , en examinant les effets de ces fontesd’efpeces, dans l’efpace d’une ou de deuxannées , on ne pourra contefter la vérité dela proportion que j’ai avancée. Cependant,comme cette vérité n’eft fenfible qu’à l’aided’un raifonnement, qui exige de l’attention,l’on ne doit pas douter qu’il n’y eut de gran~des oppofitions, & une réclamation prefque