des Finances de la France,
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fi par quelque révolution fatale au commercede France , ce Royaume devenoit annuelle-ment débiteur des autres nations : mais tantqu’il en fera créancier, & créancier d’unefomme confidérable, peu importe qu’acci-.dentellement , il forte des louis ou desécus ; ces efpeces feront, à. coup fur, lespremières qu’on renvoyera de l’étranger.Ne court - on point le danger qu’elles yfoient fondues tout de fuite, & qu’ainficette portion du numéraire s’anéantilfe ? celapeut être ; mais rien n’eft plus indifférent :car dès que la balance du commerce del’année , demeure favorable au Royaume ,il' faudra bien qu’à la place de ces louis & deces écus, qu’on s’eft hâté de fondre , on en-voyé en France une fomme d’autant plusgrande, ou de piaftres, ou de lisbonines ,ou de ducats, ou de lingots d’or & d’argent 3& avec ces mêmes matières, on fabriquerad’autres louis, d’autres écus ; les ouvriersdes monnoies y gagneront un falaire, &leSouverain un revenu.
Tome IIJ.
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