la tromper , que celui où l’on elt contraintde la porter à des facrifices ? Eft-il un mo-ment , où il foit plus néceflaire de captiver faconfiance, que celui où il faut, pour adou-cir le préfent, diffiper tous les nuages furl’avenir ? Eft-il un moment, où le Souve-rain doive fe montrer plus homme de bien,que celui où toutes les efpérances & toutesles confolations, tiennent à l’idée qu’on feforme de fou caraélere, & des principes defon Gouvernement? Non, jamais il ne doitemployer aucun art menfonger : dans lesjours profpéres, il n’en a pas befoin ; &dans ceux de l’adverfité, il peut tout adou-cir, tout calmer, tout fauver, par une con-duite vraie , Ample & découverte , & qui ace grand avantage , entre tant d’autres ,qu’elle fait , à l’inftant , de l’intérêt duPrince, l’intérêt commun; & qu’elle ouvreles reffources qui nailfent de l’amour defes fujets, & de la confiance de ceux qu’ona pris foin d’éclairer. O puiiïance trop peuconnue de la franchile & de la vérité ! tu
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