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3 (1784)
Entstehung
Seite
43
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^*.s Finances de la .b rance, 4$

mation publique, ou pour la rendre un mo-jnent incertaine, on ne craint point dexciterun trouble général , en détruifant tous lesrapports qui ont fervi de bafe aux conven-tions fociales.

Ce neft pas une telle politique qui fled kun grand Monarque; ce neft pas celle quisaccorde avec fa dignité. Il ne faut pas quilajoute aux maux réels, tous ceux qui naif-fe-nt du défordre & de la confufion ; il nefaut pas fur-tout, quil affoiblilTe lui-mêmetous les principes de morale, en donnantlexemple de la mauvaife foi la plus effrayante,celle qui paroît leffet dune combinaifon ré-fléchie. Ah ! ceft dans les tems malheureuxque lEtat a le plus beloin de toutes lesvertus de fon Prince; & loin quen de pa-reils moments, on doive confeiller au Sou-verain aucune opération artificieufe, il fautlen éloigner, en lui montrant que les dé-tours & les déguifements, réuffiffent encoremoins en adminiftration quen politique,parce que ceft fur un théâtre ouvert à tous