^*.s Finances de la .b rance, 4$
mation publique, ou pour la rendre un mo-jnent incertaine, on ne craint point d’exciterun trouble général , en détruifant tous lesrapports qui ont fervi de bafe aux conven-tions fociales.
Ce n’eft pas une telle politique qui fled kun grand Monarque; ce n’eft pas celle quis’accorde avec fa dignité. Il ne faut pas qu’ilajoute aux maux réels, tous ceux qui naif-fe-nt du défordre & de la confufion ; il nefaut pas fur-tout, qu’il affoiblilTe lui-mêmetous les principes de morale, en donnantl’exemple de la mauvaife foi la plus effrayante,celle qui paroît l’effet d’une combinaifon ré-fléchie. Ah ! c’eft dans les tems malheureuxque l’Etat a le plus beloin de toutes lesvertus de fon Prince; & loin qu’en de pa-reils moments, on doive confeiller au Sou-verain aucune opération artificieufe, il fautl’en éloigner, en lui montrant que les dé-tours & les déguifements, réuffiffent encoremoins en adminiftration qu’en politique,parce que c’eft fur un théâtre ouvert à tous