bes Finances de la France. 35
les étrangers qui commercent avec la Fran-ce , y feroient enveloppés , & les uns gagne-raient, les autres perdraient à ce boulever-fement, Ceux qui, à l’époque de la variationdes efpeces, feroient débiteurs des Françoisen livres tournois, .s’acquitteraient avec unefournie d’or & d’argent beaucoup moinsconûdérable ; & ceux au contraire, pourle compte de qui l’on auroit vendu desmarchandées à crédit, neréaliferoientqu’unepartie de leurs créances.
Qui ne croirait, au moins, que tant demaux ont été produits pour enrichir le tré-for royal ? c’étoit fans doute, le but qu’onfe propofoit; mais on eft trompé dans facombinaifon. Le Prince , à la vérité , dimi-nue de moitié le poids de fes dettes, lorl-qu’il fe permet de les acquitter avec unemonnoie, dont il a doublé la valeur nu-méraire , fans rien changer à fa valeur in-trinféque : mais comme toutes les autresdépenfes du Souverain , font relatives, ouà fa maifon, ou à fa marine, ou à fes ar-
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