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1 (1861)
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reisebildeh.

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linventaire de mon actif. Je ne puis non pins, et par lamême raison, faire banqueroute, car je changerais ensources de produits mes créanciers eux-mêmes. Enoutre, comme je lai dit, je vis réellement avec beau-coup déconomie, une désespérante économie. Parexemple, au moment jécris ceci, je suis iogé dansune chambre sombre et triste de la rue des Ténèbres,mais je men accommode volontiers; dailleurs, je pour-rais , si je voulais, métablir dans le plus beau jardintout aussi bien que mes amis et cousins : je naurais qu'àréaliser mes pratiques du matin. Ceux-ci, madame, secomposent de coiffeurs défrisés, dentremetteurs dé-chus, de restaurateurs qui eux-mêmes nont plus rien àmanger, tous véritables canailles qui savent fort bientrouver ma maison, et pour un pourboire comptant meracontent la chronique scandaleuse de leur quartier.Vous vous étonnez, madame, que je naje pas jeté, unefois pour toutes, à la porte une telle engeance?... Mais àquoi pensez-vous, madame? Ces gens- sont mes fleurs.Je les décrirai un jour dans un beau livre qui me rap-portera de quoi acheter un beau jardin; et dans leursvisages rouges, jaunes, bleus et panachés, je crois déjàvoir les fleurs de ce jardin. Que mimporte que le nezdautrui prétende que ces fleurs ne sentent que leau-de-vie, le tabac, le fromage et le vice ! Mon nez, à moi,qui est la cheminée de ma tête, limagination monteet descend en guise de ramoneur, soutient le contraire,et ne trouve à ces gens que lodeur de rose, de jasmin,