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DE L ALLEMAGNE.
culer un peu vivement, ne croyez pas que cesoient les acteurs qui seront un jour chargésde la représentation. Ce ne sont que des ro-quets qui courent dans l’arène vide , aboyantet échangeant quelques coups de dent, avantl’heure où doit entrer la troupe des gladiateursqui combattront à mort.
Et l’heure sonnera. Les peuples se groupe-ront comme sur les gradins d’un amphithéâtre,autour de l’Allemagne, pour voir de grands etterribles jeux. Je vous le conseille, Français,tenez-vous alors fort tranquilles, et surtout gar-dez-vous d’applaudir. Nous pourrions facile-ment mal interpréter vos intentions, et vousrenvoyer un peu brutalement suivant notremanière impolie ; car, si jadis, dans notre étatd’indolence et de servage, nous avons pu nousmesurer avec vous, nous le poumons bien plusencore dans l’ivresse arrogante de notre jeuneliberté. Vous savez par vous-mêmes tout cequ’on peut dans un pareil état, et dans cetétat vous n’y êtes plus... Prenez donc garde !Je n’ai que de bonnes intentions et je vousdis d’amères vérités. Vous avez plus à craindrede l’Allemagne délivrée, que de la sainte-alliance tout entière avec tous les Croates et