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5 (1835) De l'Allemagne, 1
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DE L’ALLEMAGNE.

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toujours heureux que de semblables têtes grisesrestent en vie pour apprendre les chants auxjeunes gens. Nous ne les oublierons pas, etquelques-uns d’entre nous les feront chanteraux petits-fils qui ne sont pas encore nés ■ maisbeaucoup de nous auront alors pourri , soitdans les cachots de l’Allemagne, soit dans lesmansardes de l’exil.

. Parlons philosophie. J’ai montré plus

haut comment la philosophie de Fielile, bâtieavec les abstractions les plus menues, offraitnéanmoins une inflexibilité de fer dans sesconséquences qui se portaient aux extrémitésles plus audacieuses. Mais un beau matin nousaperçûmes en elle un grand changement : ellecommença à s’amollir, à devenir doucereuse etmodeste. Le Titan idéaliste qui, avec l’échelledes pensées, avait escaladé le ciel, et d’unemain téméraire avait plongé dans le vide cé-leste, devient maintenant quelque chose decourbé , d’humblement chrétien , qui soupirebeaucoup d’amour. C’est la seconde périodede Fi dite qui nous convient fort peu ici. Sonsystème entier subit les plus étranges modifica-tions. C’est à celte époque qu’il écrivit la Des-tination de Vhomme, qu’on vous a traduite