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5 (1835) De l'Allemagne, 1
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DE L ALLEMAGNE.

traqucurs politiques ; car on peut bien accuserd’athéisme un théologien, parce qu’il s’est en-gagé h enseigner certaines doctrines détermi-nées , mais un philosophe n’a pris et n’a puprendre aucun engagement de cette nature,et sa pensée est libre comme l’oiseau du ciel.C’est peut-être mal à moi, pour ménager lessentimens de quelques personnes et les mienspropres, de ne pas citer ici tout ce qui expli-quait et justiliait même cette accusation. Jeme bornerai h rapporter ce seul passage de l’é-crit incriminé :

«_L’ordre moral vivant et agissant est

Dieu même : nous n’avons pas besoin d’autredieu et ne pouvons pas en comprendre d’autre.11 n’y a dans la raison aucun motifpour sortir decet ordre moral de l’univers, et pour, au moyend’une conclusion de l’effet à la cause, admet-tre encore un être particulier comme sourcede cet effet. L’entendement sain ne tire donccertainement pas cette conclusion ; il n’y aqu’une philosophie de malentendu qui lelasse_ »

Comme c’est l’ordinaire chez les hommesentêtés, Fichle, dans son Appel au public etdans sa réponse judiciaire , s’exprima d’une