DE l’aTJ.EMAGNK.
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blâma; sa défense n’améliora pas l’affaire, parcequ’il y mit de la passion , sans se douter desbonnes dispositions qu’on avait ici a son égard,quoiqu’on sût bien interpréter ses pensées etses paroles. On ne pouvait 'a la vérité le luifaire savoir crûment, et il soupçonnait aussipeu qu’on cherchait à le servir à l’amiable. Lesparoles pour et contre, les doutes, les affirma-tions, les confirmations et résolutions se croi-sèrent h l’académie en une foule de propospeu certains : on parla d’une décision ministé-rielle , où il n’était pas question de moins qued’une réprimande publique à laquelle Fichtedevait s’attendre. Il perdit alors toute modé-ration, et se crut autorisé à adresser au minis-tère une lettre fougueuse où, supposant cettemesure comme certaine, il déclarait, avec unemorgue violente, qu’il ne souffrirait jamaispareille chose, qu’il préférait quitter sans plustarder l’académie, ce qu’alors il ne ferait passeul, attendu que plusieurs professeurs étaientd’accord pour s’en aller en même temps que lui.
«Dès lors, la bonne volonté qu’on avaitpour lui se trouva traversée et même paralysée.Il ne restait plus ni échappatoire ni compro-mis possible. Le parti le plus doux était de