DE; h’ ALLEMAGNE.
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aux modérés de toutes les couleurs 1 . Sa vieentière lut un combat. L’histoire de sa jeu-nesse n’est qu’une série continue d’afflictions ,comme chez presque tous nos hommes distin-gués. La pauvreté s’asseoit à leur berceau, lesbalance jusqu’à ce qu’ils soient devenus grands,et cette maigre nourrice demeure la fidèlecompagne de leur vie. Rien de plus touchantque de voir Fichte, l’homme de la volonté laplus hère, chercher à se frayer misérablement,par une place de pi’écepteur, son chemin dansle monde. Il ne peut même trouver à gagnerdans sa patrie ce pain amer du servage , et illui faut émigrer à Varsovie. Là se renouvellela vieille histoire : le précepteur déplaît à lagracieuse dame , peut-être à la disgracieusecamériste j ses révérences ne sont pas assezgentilles, pas assez françaises , et on ne le jugeplus digne de faire l’éducation d’un gentillâtrcpolonais. Johann Gottlieb Fichte est renvoyécomme un laquais , reçoit de son nohle maîtreà peine de maigres frais de voyage, quitte Var-sovie , et part pour Kœnigsberg , s’en allant,plein d’enthousiasme juvénile , faire la con-naissance de Kant. La rencontre de ces deuxhommes est intéressante sous tous les rapports.