DE L’ALLEMAGNE.
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nons , par sa biographie , que les belles comé-diennes lui parurent plus amusantes que lespasteurs de Hambourg, et les cartes muettesl’entretenaient mieux que le bavardage desphilosophes wolfiens.
Cela fend le cœur, de lire dans cette bio-graphie comme le sort refusa à cet hommetoute espèce de joie, et ne lui pennit mêmepas de se reposer, dans la paix de la famille ,de ses combats journaliers. Une seule fois, lafortune sembla vouloir le favoriser, en luidonnant une épouse chérie , un enfant... Maiscette joie ne fut que le rayon du soleil surl’aile d’un oiseau qui s’envole. La femme mou-rut après ses couches, et l’enfant quelquesheures après sa naissance. Il écrivit à un de sesamis, sur cet enfant, ces lignes d’une poi-gnante ironie :
« Monbonheur n’a pas duré; et je l’ai perduavec bien du regret, ce fils ! car il avait tantd’esprit ! tant d’esprit !... Ne croyez pas queles quelques heures de ma paternité aient faitde moi une sorte de singe de père ! Je sais ceque je dis... N’était-ce pas de l’esprit à lui de nese laisser amener au monde que par des pincesde fer, d’avoir si promptement reconnu le