DE I,’ALLEMAGNE.
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cuneux que les peuples d’origine romane. Celalicnl à ce qu’ils sont idéalistes jusque dans lahaine. INous ne nous fâchons pas pour des cho-ses 1 utiles, comme vous le faites, pour une pi-qûre de vanité, pour une épigramme, pour l'ou-bli d’une carte de visite, non ; nous haïssonschez nos ennemis ce qui est le plus essentiel, leplus intime, la pensée. Vous clés prompts etsuperficiels dans la haine comme clans l’amour.Nous autres Allemands, nous détestons radi-calement et d’une manière durable. Trop hon-nêtes , et peut-être aussi trop gauches pournous venger avec la première perfidie venue,nous nous haïssons jusqu’au dernier soupir.« Je connais, monsieur, ce calme allemand,disait dernièrement une dame en me regar-dant de tous ses yeux et d’un sourire incrédule:je sais que dans votre langue vous employezle même mot pour dire pardonner et empoi-sonner. » Elle avait raison : le mot vergebena ce double sens.
Ce furent , si je ne me trompe, les ortho-doxes de Halle qui, dans leurs combats avecles piélistes émigrés , appelèrent à leur secoursla philosophie de Wolf; car la religion, lors-qu’elle ne peut plus nous brider, vient nous