de l’allemagne. 5q
cette enthousiaste jeunesse, comprimée jus-qu’alors'dans ces universités, se répandra end’autres lieux, fera alliance avec la jeunessedes villes de commerce et de la classe des ar-tisans, et s’exprimera avec plus de force. Lesdéfenseurs des universités ne cherchent qu’àprouver que la science de l’Allemagne seraanéantie avec les universités, que la libertéacadémique sert aux études, qu’elle permetaux jeunes gens d’envisager les choses sous desaspects divers ; comme si quelques vocablesgrecs ou quelques rudesses de plus ou de moinsfaisaient quelque chose à l’affeiire ! Et qu’im-portent aux princes la conservation de lascience , l’étude et la civilisation , si la saintesécurité de leur trône est en péril ? Ils seraientassez héroïques pour sacrifier tous ces biensrelatifs h un seul bien absolu, à leur absoluedomination ! Car ce bien-là leur a été confiépar Dieu ■ et, quand le ciel commande, toutesconsidérations terrestres doivent céder. 11 y adonc malentendu aussi bien du côté des pauvresprofesseurs qui défendent les universités quedu côté des délégués du pouvoir qui les at-taquent. La propagande catholique en Alle-magne comprend seule la question. Celle-là