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DK L’ALLEMAGNE.
ces populaires avaient été les mêmes danstoute l’Europe. Ce n’est que sur le bon prin-cipe, sur le royaume de Jésus - Christ, quel’Europe entière noui’rissait les mêmes vues ;l’église de Piome y pourvoyait, et quiconques’éloignait de l’opinion pi’escrite, était un hé-rétique. Mais sur le mauvais principe, surl’empire de Satan , les vues vai’iaient selon lespays, et dans le nord on s’en faisait une autreidée que dans les contrées romantiques du sud.Cela venait de ce que les prêtres chrétiens nerejetaient pas comme des songes vides lesvieilles divinités nationales, mais qu’ils leuraccordaient une existence réelle, en assuranttoutefois que les dieux étaient autant de dia-bles et de diablesses, qui avaient perdu leurpouvoir sur les hommes par la victoire duChrist, et qui cherchaient maintenant à lesattirer à eux de nouveau, par la ruse et lavolupté. Tout l’olympe était devenu un enferdans l’espace , et les poètes du moyen-âgeavaient beau chanter avec grâce les divinitésgrecques, le pieux lecteur chrétien ne voyaitl'a que démons et revenans. Le sombre ana-thème des moines tomba surtout bien rude-ment sur la pauvre Vénus. Elle passait pour
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