12 DE L’ALLEMAGNE.
<iu’ils rcparaîlronL dans leur harmonie primi-tive , alors la querelle factice que le christia-nisme a fait naître , paraîtra à peine compré-hensible. Les générations plus belles et plusheureuses, nées de libres embrassemens, quis’élèveront florissantes au sein d’une religionde plaisir souriront douloureusement en son-geant à leurs pauvres ancêtres, dont la vies’est passée dans la triste abstinence de toutesles joies de cette belle terre, et qui ont blêmijusqu’à la condition de spectres, par la flétris-sure mortelle qu’ils ont appliquée aux chau-des et brillantes émotions des sens ! Oui, je ledis avec certitude, nos descendans seront plusbeaux et plus heureux que nous; car je ci’oisau progrès, et je tiens Dieu pour un être clé-ment qui a destiné l’humanité au bonheur.En parlant ainsi, je crois l’honorcr plus queces gens qui pensent que l’homme est né poursouffrir. Déjà, sur cette terre, je voudrais voircelte lélicilé s’établir par les fruits des institu-tions politiques et industrielles fondées sur laliberté, ce qui, selon la pensée des fîmes dé-votes, n’aura lieu qu’au ciel, après le jugementdernier. Ce sont peut-être là, des deux parts,de lolles espérances, et n’y a-t-il à espérer de