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DE L’ALLEMAGNE.
commune. Les uns, les Manichéens, emprun-tèrent ce dogme h l’ancienne religion des Par-sis, où Qromase, la lumière, est opposé àArimanes, la nuit ou les ténèbres. Les autres,les véritables Gnostiques, croyaient plus à lapréexistence du bon principe, et expliquaientla naissance du mauvais principe par l’éma-nation, par génération d ’Eons qui se dété -rioraient d’autant plus qu’ils s’éloignaient deleur origine. D’après Ceryntlius, le créateurde notre monde n’est nullement Dieu très haut,mais seulement une émanation de lui, un deces Eons, le véritable demiourgos, qui a in-sensiblement dégénéré, et qui s’est placé enadversaire vis-à-vis du logos, le bon principeémané directement du Dieu suprême. Cettecosmogonie gnostique est d’origine indienne ,elle entraîne avec elle la doctrine de l’incar-nation de Dieu, de la mortification delà chair,de la vie contemplative; elle adonné naissanceà l’ascétisme, à l’abnégation monastique, quiest la fleur la plus pure de l’idée chrétienne.Cette idée n’a pu se manifester que très vague-ment dans le dogme, et n’apparaître que con-fusément dans le culte. Toutefois nous voyonsapparaître partout la doctrine des deux prin-