PRÉFACE.
VU
ma patrie. Les écrivains français n’eurent entout ceci que des intérêts artistiques, et lepublic français ne voulut que satisfaire sa cu-x’iosité. Le plus grand nombre n’alla regarderdans le sépulcre du passé qu’à dessein d’ychercher un costume intéressant pour le car-naval. La mode du gothique n’était en Francequ’une mode, et ne servait qu’à rehausser lajoie des temps présens. On laisse flotter sescheveux en longues boucles de moyen-âge ;mais il suffit d’une observation distraite ducoiffeur qui vous dit que cela va mal , pourqu’on se fasse abattre du même coup de ci-seaux la chevelure moyen-âge et les idées quis’y rattachent. Hélas ! c’est tout autre chose enAllemagne. La raison en est que le moyen-âgen’y est pas entièrement mort et décomposécomme chez vous. Le moyen-âge allemand negît point pourri dans son tombeau; il est sou-ventanimé par un méchant fantôme; il apparaîtau milieu de nous à la pleine clarté du jour,et suce la vie la plus colorée de notre cœur.