FAMILLE DE PAÜW OU VAIN DEN PAÜWE.
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et Jean de Pau, embrasse le parti et la politique du fameux tribun Jacquesvan Artevelde, qui, d’après les contemporains et l’écrivain gantois Marc vanVaernewijck, appartenait à cette corporation et en fut doyen. 11 fit partie del’expédition militaire qui conquit la Flandre en 1338, combattit à Biervliet,où ses armes lui furent volées, ainsi qu’au chef des archers, le 24 avril 1338.Il mourut en 1350 1 .
Sa femme, Catherine van Doinse, fille de Pierre, échevin de Gand en 1345et 1569, et de Catherine Dervys, fille du fameux Gérard Denys, et deMathilde X... ^ elle resta veuve avec sept enfants :
1° Monsieur Jacques de Pau, prêtre en 1350, qui vend une partie de sesbiens à Deinse avant 13b0 à ses neveux, enfants de Guillaume.
2° Guillaume de Pau, « de bruwere » ou le brasseur, inscrit dans le livre dece métier, et qualifié ainsi dans les nombreux actes de sa succession et dupartage de ses biens entre ses enfants, dans les registres des échevins.
Il épousa, vers l’an 1350, Catherine Goethals, rainée des quatre filles deHenri Goethals, dit van den Spieglielkine, de l’ancienne famille des Goethals,inscrite au livre des brasseurs, alliée aux Artevelde et qui est probablement lemême que Heinric Goethals, filins Jans van Sleydinglie « de bruwere ■»,cinquième échevin de la Keure, en 1338. doyen des brasseurs, en 1343, etc.
Guillaume de Pau et Catherine Goethals étaient morts tous deux en l’an1359 : leurs biens consistant en une brasserie avec matériel, située à Gandbuten Turre et appelée ter Car den, en terres et prairies à Gonterghem,Deinse et en mours à Moerbeke, furent partagés entre leurs quatre enfants,savoir : a) Jean de Pau, mineur ( Annekin ) en 1359, sorti de tutelle en1363, tuteur de ses sœurs en 1371, prêtre en 4 579 ; b) Catherine de Pau
1 C’est probablement le meme qui, sous le nom de Ghisellin de Pau , reçut en 1538 des drapiersde Courlrai, pour ses peines dans une affaire, un écu, des 25 que les Capitaines de cette ville, pourles Gantois, Gérard Toen et Jean van Abbinsvoorde, avaient indûment exigés. — Il était parent d’unHenri de Pau qui, créancier avec sa mère, de 60 livres parisis de Messire Daniel de Bclleghem,intente, la même année, à la fille de Messire Olivier de Bellegliem, détentrice de scs biens, un procèsqui se termina par une transaction (Diegerick, Inventaire des archives de la ville d’Ypres , t. VII,n° 2242, §§ 7, 13 et 14). Imprimé par N. de Pauw. dans les Bulletins de la Commission royale d’histoire,t. LXIX (1910), pp. 219-288. — Il figure sous le même nom dans les Comptes de la Ville deGand : Van Ghiselin de Paeu, van reden die hi reel in der stede bederve, œl lib. (Boden, Juni 1547).Manuscrit «00*, fol. 515 v°; cfr. fol. 367 v° et 459 v°. Imprimé t. III, p. 102.