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CARTULAIRE GENEALOGIQUE.
De l’ensemble des lettres il résulte :
1° Qu’Artevelde fit respecter la neutralité jusqu’en 1340 au point defaire craindre au Roi sa défection et son alliance avec la France, s’il nelui rend pas justice;
2° Qu’il a constamment insisté pour que les subsides promis fussentpayés, et qu’il y a partiellement réussi en 1342 et 1345;
3° Qu’il a fait lever les arrêts mis sur les cargaisons des Flamandset les banques de leurs agents en Angleterre, comme de celles du Roi enFlandre, sur le simple vu des certificats que celui-ci lui demandait dedélivrer;
4° Que cette protection s’étendait aux marchands des petites villes,comme Audenarde et Poperinghe, aussi bien qu’à ceux des grandesvilles, comme Gand et Bruges, ce qui détruit définitivement la légendede la tyrannie de celles-ci sur celles-là, arrivée au plus haut point sousson gouvernement ;
Enfin 5°, qu’il s’est ruiné personnellement pour soutenir les droitset les intérêts de son pays.
Quant à la pension qu’il obtint du Roi en 1345 et aux formules depolitesse qui terminent ses lettres, on ne peut en induire une accusationde félonie ou de courtisanerie ; les ducs de Brabant et de Gueldre setrouvaient dans le même cas, et les secondes sont de simple courtoisie.