LE ROMANTISME
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pas que ces images romantiques puissent être amu-santes en elles-mêmes; car elles sont les précieusesclefs d’or avec lesquelles, selon les vieux contesbleus, on ouvre les beaux jardins enchantés desfées. — Ainsi il arrive que nos deux plus grandsromantiques, Gœthe et Àug.-Guill. de Schlegel sonten même temps nos deux plus grands poètes plasti-ques. Dans le Faust et les lieds de Gœthe, on remar-que les mêmes linéaments purs que dans son Iphigé-nie, dans Hermann et Dorothée, dans les Elégies , etc.;comme aussi, d’autre part, les poésies romantiquesde Schlegel se distinguent par les mêmes contourssûrs et précis que son poème vraiment plastiqueintitulé Home. Avis à ceux qui s’appellent si volon-tiers disciples de Schlegel.
Il y en a d’autres, et en grand nombre, qui,remarquant l’immense influence exercée sur lapoésie romantique par le christianisme, et, à sasuite, par la chevalerie, croient comme indispen-sable de mélanger ces deux éléments, pour impri-mer à leur poésie le caractère du romantisme. Jepense, quant à nioi, que christianisme et chevalerien’ont été qu’un moyen de frayer la route au roman-tisme ; le llambeau de celui-ci brille depuis long-