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Drames et fantaisies
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LE RABBIN DE BACIIARAC1I

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plusieurs reprises, en répétant chaque fois : « Ah !que je me réjouis de laventure! »

« Et moi aussi, je men réjouis, dit lautre. Voilàsept ans que nous ne nous sommes vus. Quand nousnous quittâmes, je nétais encore quun blanc-bec,et toi tu étais déjà si grave, si posé... Mais, questdevenue la belle dame qui te coûtait alors tant desoupirs, soupirs fort bien rimés, que tu accompa-gnais des sons de ta guitare? »

« Chut! chut ! elle nous écoute. Cest ma fem-me; et toi-même tu viens de lui offrir un échantillonde ton bon goût et de ton talent poétique. »

Ce ne fut pas sans se ressentir encore de son pre-nd;; embarras que lEspagnol salua la belle dame;et ( e'ie-ci, avec une bonté toute gracieuse, lui ex-prima ses regrets davoir affligé un ami de son maripar des paroles un peu vives.

a Aélas ! senora, répondit don Isaac, celuiqui, dune main maladroite, veut cueillir une rose,na pas le droit de se plaindre sil se pique aux épi-nes. Quand létoile du soir se mire, toute dorée, toutétincelante, dans le fleuve aux ondes bleues... »

« Je ten conjure, au nom du ciel! arrête-toi...dit le rabbin eu l'interrompant. Sil nous fallait at-