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OEUVRES D15 HENRI IIEINE
lieu du lac; l’astre des nuits la salue tout tremblantde langueur et de désir.
Confuse, elle incline sa tête vers les ondes;soudain elle y voit à ses pieds son pauvre amou-reux à la face blême.
XVII .
Si tu as de bons yeux, et que tu regardes dansmes chansons, tu y verras une jeune belle qui s’ypromène deçà delà.
Si tu as l'oreille fine, tu peux même entendre savoix, et ses soupirs, son rire, son chant, affolerontton pauvre cœur.
Avec les lueurs de son regard, avec le timbre desa voix, elle te troublera comme moi-même, et,rêveur amoureux, tu t’en iras errant par la forêtprintanière.
XVIII
Qui te fait errer ainsi dans les nuits de prin-temps? Tu as rendu les fleurs folles. Les mar-guerites sont effarées, les roses sont rouges dehonte, les lis sont pâles comme la mort; elles se