OEUVRES PE HENRI HEINE
sassin, c’est en vain que je le cherchai. La dernièrefois qu’on l’avait vu c’était à Londres, où sa mèreétant morte, il dissipait son héritage en débauchesellrénées; après cela il n’eut plus d'autres ressour-ces que le jeu, le crédit, et même, selon quelques-uns, le brigandage sur les grandes routes, le bri-gandage à cheval et à main armée. Depuis cette épo-que, deux ans s’étaient écoulés, et meurtre et meur-trier étaient presque en oubli, lorsque je vis arriverdans notre château lord Duncan, qui venait me de-mander la main de ma fille. J’y consentis et je déci-dai aussi Marie à accepter pour époux ce descen-dant des rois d'Ecosse. Mais, ô malheur! bientôt,toute parée pour la fête, s’approchait de l’autel lafiancée tremblante..., et Duncan était couché mortauprès du Schwarzenstein !
DOUGLAS.
Horrible !
MAC-GRÉGOR.
« Alerte! à cheval! » criai-je à mes gens, et chas-sant, cherchant de tous côtés, dans les bruyères etdans les champs, au fond des forêts et des ravins,nous y employâmes trois jours, mais en vain; nousne trouvâmes nulle part les traces du meurtrier...