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d’ivoire? Un peu de bonheur, rien de plus : jamaisun esprit si fin ne fût tombé dans la fadeur, et il estpermis sans doute de regretter pour lui les inspi-rations d’une existence heureuse. Mais non; la des-tinée voulait qu’il connût dès la jeunesse ce que leslarmes ont de plus amer : elle le frappa au cœur
pour éprouver sa force. Qu’il pleure donc, puisqu’il
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n’est pas de ceux qui savent cacher leurs blessures,qu’il pleure au milieu de ses folies, et que sa verveéclate à travers ses souffrances ! Que le suave rê-veur devienne un chantre agressif ! qu’il se vengede ses illusions perdues sur tout ce qui est hypocri-sie; mais en déchirant les voiles menteurs qu’iln’aille point offenser les vérités éternelles ! Le jeudu poète humoriste est de toucher légèrement auxmisères d’ici-bas, de châtier les vanités, de dénias-
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quer les fourberies; il ne faut pas qu'il désole notreâme et désenchante l’univers... Hélas! paroles tar-dives, inutiles conseils! Replacés aujourd’hui àl’heure de ses débuts, nous oublions que l’auteur deWilliam Ratclijf ne peut entendre notre voix, et