Immermann, des Henri Heine, des Christian Grabbe,à la date où nous sommes, était médiocrementsympathique à Gœthe. Il n’a jamais parlé des débutsde Henri Heine, bien que les scènes d’amour dansA Imansor aient dû le charmer par la fraîcheur dustyle. C’est plus tard seulement, après le Livre desChants et les Tableaux de Voyage , qu’il signalerad’un mot le poétique humoriste comme un talentoriginal qui a sa place au soleil.
Mais si Gœthe gardait le silence, ses disciplesparlaient assez haut. L’un d’entre eux ou du moinsun des hommes qui admiraient surtout chez l’au-teur d’Iphigénie le secret de la beauté antique, ets’efforçaient de maintenir en Allemagne ces tradi-tions du grand art, le comte Platen, ouvrit hardi-ment la campagne contre les néo-shakspeariens. Ilécrivit deux grandes comédies aristophanesques oùles écoles littéraires du temps étaient censuréesavec une verve implacable. La première, intituléela Fourchette fatale, s’attaquait aux Werner, aux