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assurément, que ces choses aient été écrites enpleine anarchie romantique et par un des plusviolents adeptes de la littérature désordonnée. Cequi n'est pas moins digne de remarque, c’est l’hom-mage rendu à Molière. Il y a quelques années àMunich et à Berlin, de spirituels critiques répé-taient encore les blasphèmes littéraires de Guil-laume Schlegel contre l'auteur du Misanthrope;Christian Grabbe, en 1825, c’est-à-dire en face deSchlegel, et avant que Goethe eût vengé notre grandpoète comique, ne craint pas de lui restituer sonrang. Il aime tout chez Molière, la perfection dustyle, la souplesse du dialogue, la finesse du parlerde la cour et la franchise du langage bourgeois; iladmire l’étude profonde des caractères, la variétédes physionomies, et de Tartufe à Scapin, d’Alcesteà Sosie, d’Agnès à Célimène, il n’est pas une figurequi ne l’enchante dans ce monde vivant oùSchlegel n’a rien voulu voir. Étranges revirementsdu goût ! cet hommage si complet rendu à la scènefrançaise par un shakspearien forcené est le produit