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INTRODUCTION
l'amour profane, est supérieur à toutes les reli-gions. Ce culte de la chair, que le saint-simonismeproclamera plus tard et qui inspirera aux écrivainsde la jeune Allemagne tant d’œuvres mortes sousle mépris public, le voilà en germe dans les crisdu musulman de Grenade. Or, de toutes les loisreligieuses, la loi du Christ étant la plus noble-ment exigeante pour la dignité spirituelle del’homme, c’est surtout le christianisme que pour-suit Henri Heine. L’Allemagne protestante ne s’yest pas trompée à l'époque où parut la pièce; noussavons par les lettres du poète que ses critiquesvoyaient dans son héros une ligure anlichrétienne.
Ai-je besoin de mettre sous les yeux du lecteurles deux derniers actes du drame? Les scènes quivont suivre ne sont que la confirmation des idéeséveillées ici par l'amour. x\u moment où les deuxfiancés, Enrique et Zuleima, assis au festin denoces, reçoivent les félicitations des convives, Al-mansor et Hassan, avec leurs compagnons, enva-hissent le château. Le jeune Arabe, frappant d’estoc