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VALLÉE DE LA SEMOY.
Le château ou fort de Bouillon, qui sert encore au be-soin de prison d’étal, et qui a été restauré de 1827 à 1830,n a rien conservé de ses anciens bâtiments, sauf des cachotssombres et humides taillés dans le roc ; on y montre uneexcavation en forme de siège, appelée le fauteuil de Gode-froid. Le château s’élève sur une hauteur ; la ville, au con-traire, est placée dans une gorge profonde, près de laSemoy. Elle n’offre d’autres édifices que ses casernes, bâtiesen 1690, et son hôpital, construit de 1748 à 1768 sur lesplans de Dewez. Il s’y trouve une manufacture de tullesfort importante.
En suivant les bords de la Semoy, on rencontre successi-vement Cugnon, Herbeumont, Chiny. C’est à Ciignon( Caste Congidunenses ) que saint Rémacle eut d’abord l’in-tention de se retirer, mais ensuite il trouva ce lieu peusolitaire et il choisit pour séjour la solitude où s’élève au-jourd’hui Slavelot. Dans un vallon où coule le ruisseaud’Aise, au milieu d’un bois domanial, à Mortehan prèsHerbeumont , on trouve un groupe d’ardoisières, les plusanciennes et les plus riches du pays ; elles sont au nombrede quatorze, placées les unes à côté des autres, et peuventlivrer au commerce six millions d’ardoises par an. Chiny(1,144 hab.) a longtemps été la capitale d’un petit comté;le premier de ses seigneurs connus est Arnoul, gendre ducomte d’Ardenne, Ricuin, qui vivait dans la premièremoitié du X e siècle. Ses biens passèrent plus tard auxcomtes de Los et furent cédés, en 1364, au duc Wenceslasde Luxembourg par Arnoul de Rumigny. La ville est peuimportante et son principal commerce consiste dans la ventedu bois ; l’église dédiée à sainte Walburge et rebâtie en 1829contient les restes de plusieurs possesseurs du comté.