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MARCHE, SAINT-HUBERT,le traité appelé ledit perpétuel, qui rétablit momentané-ment le pouvoir de Philippe II dans les Pays-Bas. Lesfortifications de Marche ont été rasées en 1088 par ordrede Louis XIV. Cette ville possède des forges, des tanneries,des moulins à farine, à tan et à scier le bois ; la fabricationde dentelles y occupe beaucoup de monde. Dans l’églisede Saint-Rémacle, qui est gothique et qui a été réparéeen 1717, on voit d’anciens fonts baptismaux. Dans le voi-sinage on trouve la commune d 'On, où il y a une grottedifficile à parcourir. A quelques lieues vers le sud, dansun territoire monlueux et éloigné des grandes roules ,est le bourg de JVassogne (1,000 liab.), où l’empereurValentinien séjourna en l’an 572 et où fut assassiné .en 738, saint Monon, l’un des prédicateurs de l’Évangiledans les Ardennes. On fabrique à Nassogne beaucoup deboissellerie.
D’immenses bois et de vastes bruyères entourent de touscôtés Saint-Hubert, appelé autrefois A ndain (1,842 hab.).Pépin de Herslal et sa femme Plectrude confièrent enl’an 098 à saint Bérégise le soin de fonder en cet endroitun couvent ; en 825, l’évêque de Liège y fit porter lecorps de saint Hubert, et depuis cette époque ce derniernom a remplacé celui d’Andain. Les religieux étaientseigneurs de la ville et de ses environs, et presque indépen-dants, car, pendant le moyen âge, les événements politiquesmodifièrent complètement, à plusieurs reprises, la divi-sion de l’Ardenne , et la suzeraineté de Saint-Hubert devintun objet de contestations entre les évêques de Liège et lescomtes de Luxembourg, contestations qui duraient en-core au siècle dernier. L’abbaye a été rebâtie avec le plusgrand luxe il y a une centaine d’années ; le gouvernement