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VALLÉE DE L’OURTE.
(1,500 hab.), bourgade bâtie dans la situation la plus pit-toresque, au fond d’une vallée resserrée entre des rocherset au pied d’une hauteur très-escarpée, que couronnent lesruines d’un château-fort agrandi par Louis XIV en 1080,et depuis abandonné. On prétend que c’était une maisonde chasse de Pépin de Ilerstal, et les habitants montrentencore, sur la montagne de Corrumont, un siège taillédans le roc et appelé le siège de Pépin ; ils prétendent quece duc d’Austrasie y donnait audience et s’y reposait desfatigues de la chasse. Le premier comte connu de La Roche,Henri, fds puîné du comte de Namur, Albert III, refusaen l’an 1081 de soumettre ses domaines à la juridiction dutribunal de paix, à l’établissement duquel il avait concouruavec la plupart des autres princes du pays. Vaincu dansun combat, il se retira dans son château, y soutint vail-lamment les efforts de ses ennemis et les força à se retirer.Wideric de Walcourt, fils de Mathilde de La Roche, fut dé-pouillé de ses domaines dont l’empereur assura la posses-sion à Baudouin, comte de Hainaut. La Roche devint,en 1199, une annexe du Luxembourg et n’en a plus depuisété séparée. A Houffalize, appelée anciennement //aufjlescht(1,027 hab.), et où la route de Liège à Bastogne traversel’Ourte, on voit encore quelques restes de l’ancien châteauseigneurial et des murs de la ville rasés en 1088 par ordredu roi de France. Béatrix de La Roche porta la seigneurie deHouflfalize à son mari, appelé Winand ; à leurs descendantssuccédèrent les Grandpré, les Argenteau et les Mérode.
Dans le canton extrême au nord-est du Luxembourg,est Viel-Salm (5,055 hab. ), localité à laquelle ses ardoi-sières et ses carrières de pierres à aiguiser donnent de l’im-portance; les premières de ces exploitations se trouvent