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PROVINCE DE LUXEMItOURG.
Gascogne. On enlève le gazon, on le met en las, on ledessèche et on le brûle ; on obtient de cette manière unecendre imprégnée d’un sel très-fertilisant ; le sol qui a reçucet engrais peut donner du seigle deux ans de suite, maisalors il s’appauvrit de nouveau, et il lui faut quinze annéesde repos pour se couvrir d’un nouveau gazon. Les genêtsqui croissent dans les bruyères, et qui servent de litière etde chauffage, sont aussi fort nuisibles. Il y a peu d’annéesencore, la science de l’agriculture était très-arriérée dans leLuxembourg 5 l’usage de la chaux, delà marne et du plâtre,commence à s’y répandre. Traitées par ces puissants amen-dements, des bruy ères ont fourni d’abondantes moissons, etles prairies artificielles remplacent peu à peu les terrainsauxquels on ne demandait qu’une récolte tous les vingt outrente années. On se sert aussi avec succès du moyen sui-vant : pour remédier au peu d’épaisseur de la terre végé-tale, on divise un champ en deux et on réunit sur unemoitié la totalité du terreau. Les semis de sapin ont encoreoffert quelques heureux résultats. Aujourd’hui il n’existeplus dans l’arrondissement d’Arlon qu’une faible étenduede terres impr oductives ; vers Marche et vers Baslogne, degrandes quantités de bruyères ont été défrichées.
Sur 440,000 hectares qui forment l’étendue territorialede la partie belge, 9,400 seulement, presque tous situés auxenvirons d’Arlon et de Virton, sont consacrés à la culturedu froment; le seigle, les pommes de terre, les trèfles,réussissent partout dans la province ; mais la culture dutabac y est presque inconnue; celle du lin, du chanvre, ducolza et du sarrasin est nulle ; celle de l’orge et de la vigne nes’étend pas au dehors de l’arroudisseinent de Virton, et celledu houblon ne dépasse pas les alentours de Durbuy. Les bois