DINANT. FREYR.
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rieux, du travail le plus barbare. On doit citer aussi lesdeux porches de l’église, de la plus gracieuse et de la plusriche ornementation. La grosse tour qui s’élève en tête dumonument, surmontée d’une flèche , a 110 pieds de hau-teur. Parmi les autres églises, il en est qui remontent àune haute antiquité ; quelques-unes sont modernes et assezbien bâties, d’autres sont devenues des propriétés particu-lières ou ont ete affectées à différents services publics. Lesbâtiments de l’abbaye de Leffe, d’abord église collégiale ,convertie ensuite en monastère de Prémontrés, existentencore. Un chemin entre les hauteurs et des jardins et présqui s’étendent jusqu’à la Meuse, conduit au hameau ditDevant-Bouvignes, où l’on voit encore quelques faiblestraces de la forteresse Montorgueil.
Le château d e Freyr, où fut signé, le 25 octobre 1675,le premier traité de commerce entre la France et l’Espagne,et où M. de Beau for t-Spontin donna en 1785 des fêtessuperbes à l’archiduchesse Marie-Christine, gouvernantedes Pays-Bas, est situé au pied d’une colline en amphi-théâtre , en face d’un bassin magnifique formé par la Meuse,et d’une chaîne de rochers à pic qui bordent la rive op-posée du fleuve. Le château est entouré par de beaux jar-dins, et à proximité on trouve une grotte découverteen 1819 et longue de 350 pieds. Le nom de cette localitérappelle le souvenir d’une divinité qui y était sans doutevénérée, Freya, la Vénus germanique.
Un peu plus loin on voit les restes de Château-Thierry ,manoir qui fut plusieurs fois assiégé et pris, et dont ladestruction finale eut lieu en 1554; quelques bâtimentsdes abbayes de Waulsort et de Hastières, dépendantesautrefois de l’évêché de Metz, et, depuis 1227, de celui