DINANT.
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étant venus attaquer cette forteresse, ils demandèrent dusecours à l’évêque Adolphe de La Marck, et, secondés parlui, ils allèrent assiéger la cité ennemie ; mais après unsiège de quarante et un jours , l’évêque, ayant trouvé ré-parée une brèche qui avait été faite la veille, se décida àlever le siégé. Les habitants de Bouvignes vinrent alors as-saillir Monlorgueil qui fut pris et rasé ; de leur côté lesDinantais s emparèrent de Poilvache en 1322, ce qui hâtala conclusion de la paix.
Après la bataille d’Othée, les habitants de Dinant, quiavaient pris le parti des Liégeois soulevés, furent contraintsde démolir Alontorgueil, qu’ils avaient relevé; l’ayantréédifié de nouveau, ils furent attaqués en 1429, par ordredu duc de Bourgogne, Philippe, devenu comte de Namur,et une des conditions de la paix signée en 1431 entre leduc et l’évêque Jean de Heynsberg fut la démolition decette tour fatale. En 1466, les Dinantais montrèrent laplus grande haine contre la maison de Bourgogne; ils enfurent cruellement punis. Pour se venger des insultes di-rigées contre lui et son père, Charles, comte de Charolais,vint investir Dinant le 14 août; le duc Philippe, quoiqueaccablé d’infirmités , se fit porter au siège en litière pourmieux savourer sa vengeance. La ville, battue par une ar-tillerie formidable , dut se rendre à discrétion ; tout y futpassé au fil de l’épée, et 800 bourgeois, liés deux à deux ,dos à dos, fui ent précipités dans le fleuve ; pendant lepillage, un incendie se déclara et consuma presque toutesles habitations.
Elle s’était déjà relevée de ses ruines et montra la mêmeaudace, quand le duc de Nevers, général français, se pré-senta devant elle en 1354; ses habitants ayant refusé