358
PROVINCE DE NAIUUR.
et démolie en 1784, a été relevée sur un plan plus vasteen la même année ; elle occupe un roc escarpé situé entrela Meuse et la Sambre. La coutellerie et la tannerie sontles principales branches de l’industrie namuroise, et lesnombreuses usines éparpillées aux environs y donnent unegrande activité au commerce.
Presque tous les édifices sont modernes ; entre autresl’hôtel du gouvernement, autrefois palais épiscopal, bâtien 1727 par l’évêque Strickland ; l’hôtel de ville, construiten 1828 sur l’emplacement de l’ancien qui datait de 1578 ;le palais épiscopal, anciennement refuge de l’abbaye deMalone, élevé au commencement de ce siècle, etc. Le bef-froi, où se trouve la cloche de retraite, fait exception à larègle commune. Il date, dit-on, du xi e siècle, et a été sur-haussé au commencement du xv e . Il en est de même dupalais de justice, bâti en 1464 dans une partie des cloîtresde Saint-Aubin et agrandi en 1582; les états de la pro-vince et le souverain bailliage y tenaient leurs séances.
L’église collégiale de Saint-Aubin ou de Saint-Jean-Evangéliste, devenue cathédrale en 1559, est un bel édificed’architecture moderne. La première pierre de ce tem-ple a été posée le 21 juin 1750 par le prince de Gavre, aunom du prince Charles de Lorraine, et la consécration del’église eut lieu le 20 septembre 1772. Le frontispice, orné devingt colonnes corinthiennes, est surmonté de cinq statues,représentant le Sauveur et les Evangélistes. A l’intérieur,on voit le mausolée de don Juan d’Autriche, mort à Bougeprès de Namur en 1578, et dont le corps a été envoyé enEspagne. On y trouve aussi un Baptême de Jésus-Christ,par Scjiut; une Sainte Cène, attribuée à Yan Dyck; etdeux statues en marbre blanc de Carrare, saint Pierre et