HUY.
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Mieux vaut mourir de franche volonté ,
Que du pays perdre la liberté.
La ville de Huy fut pillée et brûlée en 1055 par Bau-douin de Lille, fils du comte de Flandre, et en 1063 parleduc de Lotharingie Godefroid; mais elle se rétablit, grâceà la sollicitude que montra pour elle l’évêque Théoduin.Ses habitants déployèrent une grande ardeur pour soute-nir les Liégeois dans presque toutes leurs guerres contreleurs évêques; toutefois ceux-ci se retirèrent souventdans le château qui existe de temps immémorial sur lahauteur dominant la cité. Ce château, restauré en 1518,fut surpris en 1595 par les troupes des Provinces-Unies,que commandait le gouverneur de Bréda Hérauguier, cequi amena la reddition de la ville; mais l’un et l’autre fu-rent bientôt repris par le comte de La Motte , à la tête destroupes espagnoles et liégeoises. Huy fut assiégée et prisepar Louis XIV en 1675, rendue à l’évêque en 1678,emportée d’assaut et presque entièrement brûlée par lesFrançais en 1693, reprise par les alliés en 1694, et en-core attaquée avec succès, plus d’une fois, pendant laguerre pour la succession d’Espagne. Les Hollandais ytinrent garnison jusqu’en 1718; puis, après avoir démolises remparts , la rendirent au prince-évêque. Parmi les dé-bris des fortifications encore existantes du côté du Hoyoux,il en est quelques-uns qui paraissent remonter a une épo-que très-reculée, et que l’opinion commune attribue auxRomains ; ces restes de l’antiquité consistent en un pont etquelques pans de murailles. Plusieurs auteurs ont vu dansHuy la ville des Juhones, dont parle Tacite ; mais ce sen-timent n’a pas été adopté par ceux qui ont le mieux étudié