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PH OVIN CE DE LIEGE.
admire quelles merveilles la nature peut créer avec quelquesgouttes d’eau. Personnages, êtres fantastiques, fleurs, dra-peries, diamants, flocons de neige, tout cela se retrouvedans les masses de stalactites qui garnissent les parois desvoûtes. Toutefois ces curiosités pâlissent devant celles qu’ontfait connaître de nouvelles explorations ; le général Niel-lon et le chevalier Hoy, capitaine anglais, ont découvert, le25 août 1854, une autre grotte, située sous l’ancienne et ladépassant en magnificence ; mais pour y pénétrer il fautse laisser descendre, attaché à une corde, au fond d’ungouffre effrayant. La grotte est rarement accessible, à causedes eaux qui l’inondent en grande partie à la suite d’unorage ou de fortes pluies.
Sur l’autre rive de l’Amblève, le château de Montjardinélève, au milieu de bois et de rochers, ses fières tourelleset ses redoutables murailles. Un peu plus loin on rencontrel’église gothique de Dieupart, Roborive, où Charles-Martelvainquit, en 716, le roi Chilpéric et son allié le chef frisonRadbod ; et le village AAywaille, où passe la chaussée deLiège à Bastogne. Cette commune possède depuis untemps immémorial une vaste étendue de terrain compre-nant quatre mille bonniers et appelée la Poralée ; on pré-tend que c’est un don fait par un Emprard le braconnier,qui mourut en 1250. A un quart de lieue en aval on voitles ruines du château dit d’Arnblève et appelé vulgairementdes Quatre fds Aymon, dépendance de Sprimont. Bientôton arrive à l’Ourte.
Pi ès de l’endroit où cette grande rivière entre dans laprovince de Liège, à Vieuville, on remarque les débris duchâteau de Loyne, situé sur un rocher escarpé, qui dominetoutes les hauteurs d’alentour. C’était une propriété de