LIÈGE. 321
ravitailler la citadelle et les habitants postés dans le fau-bourg. Ceux-ci eurent l’avantage ; le fort ne se rendit ce-pendant que le IG octobre. Au faubourg Saint-Léonard onvoit la fonderie royale de canons, établissement de premierordre, tant sous le rapport des immenses développementsde ses moyens de fabrication que de la haute perfectionde ses produits. Ses commencements ne remontent qu’àl’année 1804, et elle ne devint que plus tard une propriétédu gouvernement. Le quai de Saint-Léonard et celui deCoronmeuse, qui en est la continuation, sont plantés d’ar-bres et forment une des plus belles promenades du pays.D’un côté s’étendent des hauteurs couvertes de vignobles,et de l’autre se présentent la Meuse et des sites pittoresques.
Dans le quartier peu important d’Outre-Meuse, il n’y aà mentionner que la place Grétry. Vers le nord s’étendentde vastes prairies; vers le nord-est, on voit le cimetièregénéral dit de Robcrmontj vers l’est, en dehors de la ported’Amercœur, se trouvent le faubourg de ce nom , sur laroute de Verviers, et le fort de la Chartreuse, nouvelle-ment restauré, sur le mont Cornillon et près de la routed’Aix ; au sud , dans les prés où l’Ourte, divisée enplusieurs bras, vient confondre ses eaux avec celles de laMeuse , est le joli hameau de la Boverie, dont lesguinguettes sont en été le rendez-vous de la jeunesse lié-geoise.
Le nombre des enfants de Liège qui ont fait honneur àleur patrie est très-considérable. Elle a élevé pour écrireses annales Gilles d’Orval (né 1220) , Jean d’Outre-Meuse(m. 1399), Jacques de Hemricourt (m. 1403), Jean Cha-peauville (m. 1017), Barthélemi Fisen (m. 1048), JeanÉrard Foullon (m. 1G68). Elle a vu naître deux excellents
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