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PROVINCE DE LIÈGE.
statue de la Vierge ; le théâtre, dont la première pierre futposée le 1 er juillet 1818 ; le casino dit du Beau Mur, situéà Grivegnée dans une situation très-pittoresque, et inau-guré en 1859.
Liège est une ville ouverte, bien qu’une partie de son an-cienne enceinte subsiste encore, ainsi que les vieilles portesde Saint-Martin, Hoche-Porte, Vivegnies, Saint-Léonard etAmercœur, celle dernière au delà de la Meuse. A l’extré-mité de la promenade d’Avroy, commence le quai d’Avroyqui se prolonge à l’infini le long de la Meuse et se confondenfin avec le hameau du Val-Benoît, où l’on trouvait autrefoisune abbaye de Bernardines. Les faubourgs adjacents deSaint-Gilles et de Saint-Laurent ont emprunté leur nomà d’autres monastères, le premier appartenant à l’ordrede Saint-Augustin ; le second, dont les bâtiments serventde caserne, à l’ordre de Saint-Benoît. Hors les portes deSainte-Marguerite et de Sainte-Walburge s’étendent lespopuleux villages de ce nom, qui doivent leur animationà leur situation respective sur les routes de Bruxelles etde Tongres. La dernière de ces localités est dominée parla citadelle, dont les premiers fondements furent jetés parHenri de Gueldre en 1255 ; les bourgeois surprirenten 12691a forteresse élevée par l’évêque, la détruisirent, eten payant trois mille marcs d’argent obtinrent qu’elle nefut plus rebâtie. En 1650, Maximilien Henri de Bavière fitélever sur la hauteur de Sainle-AValburge un nouveau fortqui existe encore aujourd’hui et d’où l’on jouit d’une vueadmirable sur la ville et ses alentours, le fleuve et ses af-fluents. Au mois de septembre 1850, il y eut dans le fau-bourg de Sainte-Walburge un engagement sérieux entreles troupes hollandaises, qui arrivaient de Tongres pour